Nord-Est
  

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Jericoacoara Beach, Brésil le 06/06/2016

 

Saõ Luis

 

Après un trajet de nuit en bus fort désagréable j'arrive à Saô Luis, capitale reggae du Brésil. La ville possède un joli centre historique, avec des rues pavées, des beaux bâtiments coloniaux dont beaucoup sont envahis par la végétation, sympa pour les photos. Le soir je me suis rendue avec une dizaine de brésiliens de mon auberge (communication très limitée) à un show de Bumba Meu Boi, sorte de danse avec des costumes très colorés une marionnette de taureau. C'était intéressant mais très répétitif, au bout de 5 minutes j'en avais marre, c'était bondé et la chaleur et l'humidité étaient telles que les porteurs de lunettes ne voyait pas à cause de la buée... je suis rentrée me boire une petite caïpirinha sur une place animée du centre historique avant d'aller me coucher (ville très craignos la nuit). Le choix d'hôtels/pousada/auberges est très pauvre et j'ai du prendre la pire, dortoir sans fenêtre et non ventilé, il a du faire 35°C au minimum toute la nuit, personne n'a fermé l’œil, c'était un vas et vient permanent de gens qui allaient se doucher à l'eau froide, sortaient prendre l'air bref 1 nuit pas 2. Il y avait de jolies choses dans cette ville mais une journée m'a amplement suffit. Le lendemain à 7h (heureuse que cette nuit soit passée et que je n'ai pas succombé à la chaleur) j'ai pris un mini-van pour environ 5 heures de trajet (durant lequel j'ai frôlé une explosion de vessie) pour me rendre à Barreirinhas


Parc national Lençois Maranhenses

 

La « ville » de Barreirinhas n'a vraiment rien d'incroyable mais c'est la porte d'entrée du parc national de Lençois Maranhenses qui lui à tout d'incroyable. Bien entendu je n'avais pas réservé ma nuit donc j'ai suivi la petite coréenne qui avait bravé avec moi la nuit dans le précédent dortoir. L’auberge dans laquelle j'ai fini est la moins cher de la région, les chambres sont séparées par des rideau, la température pas plus fraîche mais étant les 2 seules clientes nous avons pu prendre un ventilateur chacune, ce qui a bien aidé. Le point positif c'est que le proprio aux longues dreadlocks était vraiment serviable et très utile pour réserver des activités dans la région. L'après-midi même la coréenne et moi nous sommes déjà rendu dans une partie du parc, à la Laguna Bonita, qui implique 1 heures de 4x4 dans le sable avec traversée de rivière sur un fery fait maison. Ça donne déjà un bel aperçu du parc, des dunes de sables avec de multiples lacs turquoises d'eau de pluie entre, splendide, je n'avais jamais vu quelque chose de semblable. Mais il y avait beaucoup de monde, surtout des brésiliens, il fallait suivre le groupe (et attendre qu'ils prennent un selfie devant chaque dune et chaque lac) ce n'est pas comme ça que je veux découvrir ce petit coin de paradis.

Faut d'avoir trouvé d'autres personnes qui voulaient faire pareil, je suis partie seule avec un guide local (Ne parlant que brésilien, heureusement j'ai des reste de mon langage des signes tant utilisé en Chine)le lendemain matin pour 2 jours de treks dans le parc. Nous avons d'abord pris un bateau pour nous rendre dans le bled paumé d'Atins (je vous ai déjà dit à quel point j'aimais le bateau?) puis nous avons marché jusqu'à atteindre une sorte « d'oasis » (juste un endroit avec de la végétation dans ce désert) où nous nous sommes rendu dans une maison habitée par toute une famille (à la latine, avec les grands parents, les cousins, etc.). La grand mère m'a préparé un excellent dîner, ensuite sieste dans le hamac (tient ça faisait longtemps),J'ai ensuite essayer de m'approcher de tous les animaux de leur basse-cour, même le chat n'a pas voulu de moi.. Nous sommes ressorti marcher et se baigner une fois que la température avait un peu baissé et ce jusqu'au très beau couché du soleil. Retour dans la famille où je vais passer la nuit à côté d'eux dans mon hamac, le souper fut tout aussi bon et copieux. Alors que je bouquinais dans mon hamac, le papa est venu me poser son bébé de 3 mois dans les bras, ça lui a mis une bonne minute à me dévisager et à se demander comment réagir dans les bras de cette inconnue (en plus une gringo!), elle a finalement décidé de pleurer, j'ai renvoyé le colis à l'expéditeur.

Le lendemain départ à 4h, chaleur oblige, pour marcher sur les dunes au clair de lune (je fais même des rimes maintenant!). Je me suis faite attaquer par un oiseau (oui oui), il m'a suivi sur environ 2km en hurlant et en m fonçant dessus, j'avais à peine le temps de me baisser, apparemment ce serait une femelle qui protège son nid, moi j crois qu'elle aime surtout pas les gringos, raciste va ! Le guide m'a dit que ça lui était déjà arrivé et que ça lui avait fait un trou dans la tête... la morsure de chien passe encore mais pour le trou par un oiseau là non, je dis stop. J'ai vraiment beaucoup aimé la « balade », une expérience assez hors du commun. Après quelques heures de marche interrompue de baignade, nous arrivons dans une autre famille pour y passer le dîner et les heures les plus chaudes de la journée. C'est là que j'ai fait une des plus merveilleuses rencontre. Je marchais quand tout d'un coup j'ai senti des petits coups dans mon mollet et entendu des petits bruits, un bébé chèvre ! Elle avait juste envie d'être câlinée et de venir dans mes bras, à partir de ce moment elle ne m'a plus lâché (elle me suivait au millimètre et n'était pas du tout contente si j’arrêtais de la caresser), en plus mademoiselle était toute propre vu qu'elle prenait des bains dans la rivière. J'ai très envie d'avoir une chèvre à la maison aussi, pas sûr que mon papa soit d'accord, mais bientôt c'est avec Axel que je devrais négocier ce genre de chose et lui craquera comme moi ;-). En fin de journée nous avons recommencé à marcher pour nous rendre à la Laguna azul, vraiment splendide, mais il y a de nouveau du monde, je m'étais bien habituée à être seule dans le désert avec mon guide ! (mon petit côté solitaire et amoureux du silence de la nature)

Retour à Barreirinhas et nuit dans le même hôtel où le proprio a réussi à me trouver une place dans un 4x4 le lendemain pour rejoindre ma prochaine destination, un peu plus cher mais 5 heures de route au lieu de 2 jours, 4 changements et nuit dans un bled paumé.


Jericoacoara

 

Après 3 semaines au Brésil, ma première plage, tout de même !

un nom bien sympathique pour un endroit qui l'est tout autant, village dans le sable au bord de la mer accessible seulement par 4x4 ou buggy car entouré de dune. C'est un endroit réputé pour le kite-surf, ambiance très décontractée, très vacances. Je réalise que c'est ma première plage au Brésil après plus de 3 semaines ici (et accessoirement ma première plage depuis le Panama en Février). L'effet marée haute/marée basse est très important, la matin et le soir il faut marcher longtemps pour atteindre l'eau et les bateaux reposent sur le sable, la journée la plage est très étroite. La crème solaire brésilienne pas cher j'éviterai dorénavant, j'ai pris un coup de soleil et j'ai horreur de ça, à la poubelle la crème ! Le soir (enfin 17h, le soleil se couche tôt ici), armée de mon appareil photo je suis allée immortaliser le couché de soleil. Alors moi la boule orange qui descend dur l'horizon je trouve pas très intéressant à photographier, ce qui me plaît c'est la lumière projetée et d'avoir un sujet principal autre que le soleil, j'ai été gâtée ce jour là. Je ne suis pas allée comme la majorité sur la dune mais je suis restée sur la plage, très grande à cause de la marée et basse et avec des flaques parfaites pour refléter le ciel et autre sujet. Beaucoup de gens viennent pratiquer la capoeira sur cette plage, j'ai discuté avec l'un d'eux qui a accepté de me faire une petite démo privée pour que je le prenne en photo, très bon moment. Ensuite j'ai choisi un enfant qui jouait avec une voiture, puis un groupe d'hommes qui profitait de la marée basse pour jouer au foot, puis un cavalier, etc. Je prend vraiment beaucoup de plaisir à faire des photos et je ne m'imagine pas voyager sans mon appareil. Il y a toujours des vendeurs ambulant qui vendent divers cocktails pour une bouchée de pain, j'ai craqué pour une petite caïpirinha au fruits de la passion pendant que je regardais les capoeristes. La nuit j'ai été réveillé à 3 heures du matin par un groupe qui hurlait, buvait et écoutait de la musique sur les hamacs devant ma chambre, je leur ai gentiment demandé D'aller ailleurs, ils se sont foutu de moi en disant qu'ils ne faisaient pas de bruit, j'ai laissé tombé mais en partant je leur ai quand même demandé leur nationalité, juste pour rire, israéliens, tiens tiens...

Le lendemain j'ai réservé un tour en buggy histoire de découvrir un peu les alentours parce que la plage c'est sympa mais moi je m'ennuie très très vite. Nous avons commencé par la fameuse « laguna paraiso », un lac à l'eau transparente avec des hamacs et des tables installées directement dans l'eau, j'ai même craqué pour une demi-douzaine d'huître. Nous avons continués notre route vers d'autres jolis coins, un tour en buggy qui va à font dans le sable est presque aussi grisant qu'un bateau. Le soir j'ai craqué pour un petit massage (eh oui nous avons tous des vices, mais mon dernier datait de la Chine, décembre), bof, les chants de noël à la flûte de pan (mon instrument le plus détesté sur cette planète) ont gâché la plaisir. J'ai enchaîné avec un 4x4 pour me rendre à la ville voisine, puis un bus pour me rendre à Fortaleza, un autre pour me rendre à Natal et un dernier pour me rendre à Pipa, pfiou ça y est 20 heures plus tard j'y suis. C'est grand le Brésil !!!

 

Pipa

 

Autre bled de vacances très sympa, une partie un peu huppée l'autre plutôt surf. Je n'avais pas réservé d'hôtel (quel bonheur de voyager hors saison), en marchant je suis tombée sur une auberge super sympa, décontractée et bonne ambiance, quasiment que des argentins. Dans le dortoir seulement une autre fille et moi, plus bordélique l'une que l'autre, je vous raconte pas l'état du dortoir après 2 jours, ce fut long de rediviser les affaires en deux. Ici aussi l'effet de la marée est très prononcée, en gros je ne pouvais atteindre la plage que je voulais seulement 2 heures avant et après la marée basse, donc ce jour là j'avais une marge de manœuvre entre 6h et 10h. Je me suis donc rendue à 6h à « Baia dos Golfinos », vous allez comprendre pourquoi je tenais particulièrement à venir dans ce bled. En effet, presque tous les matins une famille de dauphins vient s'amuser sur cette plage. La page est en plus très belle, surmontée de falaises oranges, et les locaux, profitant de la marée basse viennent faire des matchs de foot et divers sports. À 9h j'avais perdu espoir quand tout à coup j'ai vu quelque chose dans l'eau, j'ai foncé dans l'eau et ils étaient là, j'étais d'ailleurs la seule à réagir, les gens ont l'habitude de les voir et s'en fiche. L'eau n'est pas clair donc c'est dur de prévoir où ils vont sortir (contrairement à l'île Maurice) et c'est pas Flipper (et je ne suis pas Jessica Alba) donc ils ne viennent pas dans tes bras mais tu peux nager pas loin d'eux ou louer un canoë, et moi, ça suffit à me rendre heureuse. Il y avait un tout petit et j'étais impressionnée de la vitesse à laquelle il suivait sa maman, dire qu'il nous faut plus d'un an pour faire un pas.... nous nous rapprochons plus du panda que du dauphin. Bref voilà je peux quitter la plage sereine. L'aprèm je me suis rendue à « Praia do Amor », paradis des surfeurs et des surfeuses (qui, à la brésilienne, surf en string) j'ai beaucoup pensé à ma copine Esther qui aurait adoré et j'ai pris des photos en sirotant une noix de coco mais je ne me suis pas baignée car, figurez vous, les grosses vagues ça me fait peur. Le soir gros barbecue à l'auberge avec le staff et quelques clients, ils étaient de surpris de voir que eh oui les légumes ça peut se griller aussi, ça m'a fait plaisir d'avoir un peu de compagnie pour manger. C'est la saison des pluies donc on se prend pas mal de pluie mais ça ne m'a trop glénée et, pour une fois, elles étaient bien coordonnées avec mes moments de glande à l’hôtel.
Le lendemain après une matinée tranquille je me lance dans l'aventure de rejoindre la ville de Salvador quelques 1000 kilomètres plus loin. Je prends un mini-van pour la ville de Goiahnina où une fois arrivée on me dit qu'on m'a donné une fausse info, il n'y a pas de bus le week-end... Gros coup de stress, je rencontre une veille dame qui me dit que je peux partager un taxi avec des gens pour aller à Natal (1h de route), ce que je fais. Et arrivé à Natal je chope de justesse le bus qui part pour Salvador (22h de bus) et nous nous sommes, au passage, arrêté à Goiahninha pour prendre des passagers (aarrrggghhh)

bref, j'ai survécu à ce trajet et je suis arrivée à Salvador ce qui était mon but, tout est bien qui fini bien, mais au milieu quelle galère.


Je rencontre actuellement un problème dramatique, je n'arrive plus à publier d'album sur mon blog alors que j'ai encore pleins de choses à vous montrer, alors en attendant que je trouve une solution (si j'en trouve une) il faudra vous contenter de mes récits et des quelques photos que je mets sur ceux-ci.



 

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